La vraie malédiction
Les Maudites est un tableau envoûtant, terrifiant, profond nous offrant une immersion dégénérative, une représentation terrible de cette malédiction que nous fait la vie.
Naître n’est pas un choix, mais une offre pour l’un et une demande des autres.
Cependant, la vie ne fait pas de prix d’ami et pire, parfois elle impacte l’autre pour le choix des uns.
La mère, la fille et la sœur subissent les conséquences d’une histoire terrible qui remonte à plusieurs générations(scène finale).
Et de cet acte barbare, sûrement commis au20e siècle à la vue des habits est née une maladie qui les suivra comme une ombre : la psychose.
Accentuée par la solitude, développée par les psychotropes, celle-ci ne sera taira pas sans que cette hantise ne soit qu’un lointain souvenir.
Elles sont « Maudites », pas parce qu’elles sont femmes, mais parce qu’elles partagent un héritage défectueux, survenu à la suite d’un traumatisme.
Camila : L'obsession mène à la perte
Personnifier la menace, c’est la comprendre et donner à tous les moyen de la voir.
En laissant son concept flou, accentuant la terreur par l’inexplicable, le métrage sous demande de lier ses axes, afin de bien comprendre son sens.
Vivant dans une peine similaire, celle de ne pas pouvoir être, les deux tristesses se rejoignent. Les manières ne peuvent se comprendre que si la sincérité fait foi de vérité.
Camila n’a pas de bonnes intentions envers Marie. Ay contraire, elle l’utilise comme une obsession d’explorer elle et sa carrière, ne se rendant même plus compte de la barrière entre fiction et existence.
Elle l’aime à travers sa caméra ou sa télé. La caméra au poing, elle va hanter de se propre ombre Marie, en s’immisçant dans son intimité jusqu’à pousser à bout.
Malheureusement, les deux âmes sont en peine et au lieu de se reconstruire, elles se détruisent dans les non-dits.
Marie : L'ange déchu
Filmer la véritable beauté, lui rendre hommage, c’est aussi mettre en avant ses défauts. La liberté est une bénédiction, sans que l’on s’en rende compte.
Cependant, cette abondance peut s’agripper à une peine et amènera, pour la plupart, dans la déchéance. Derrière l’attachement aux technologies, il y a un manque.
Amis, famille, amour, ceux-ci cadrent nos vies et nous maintiennent ici, nous permettant de distinguer le réel de notre passé.
Mais l’histoire de Marie, celle dont l’histoire commençait avec un père absent, donc d’un monde sans règle ; la poussant dans les travers de son existence, se proposant comme un médicament à sa tristesse, à ce sentiment d’abandon.
Une mère qui a décidé de ne plus aimer. Un père qui tente de s’enfuir de sa responsabilité.
Elle se retrouve donc face à des néons, en espérant oublier ce désespoir qui, malgré tous ses efforts, restera là.
