Jacquou le Croquant Fin

Analyse de Jacquou le Croquant – Laurent Boutonnat

  • Publié
  • Publié dans DOSSIER

Nolan a-t-il créé un nouveau dieu : Ulysse ?

Jacquou le Croquant Série
Jacquou le Croquant Livre
En donnant une genèse à la fameuse fossette de Gaspard Ulliel, Laurent Boutonnat reconstruit un personnage fabuleux, béni par la cohérence, la narration et la nuance.
 
Baignée dans des mélodies aussi saisissantes que grandioses, cette adaptation de « Jacquou le Croquant » invoque une notion intemporelle, celle du traumatisme.
 
Que la douleur se présente physiquement sous une cicatrice rappelant le choc d’un passé ou plus profondément laissant notre personnalité s’éteindre sous nos souvenirs désagréables, c’est bien derrière l’avenir que se trouve la guérison.
 
Marchant, au pas d’une époque, comme une introspection, ce chemin de la rédemption s’éveillera devant des notions si profondes qu’elles traversent le temps, le Monde.

Non pas un, mais deux chefs-d'œuvre !

Le producteur, réalisateur, auteur, compositeur se cachant derrière les clips de Mylène Farmer ramène sa caméra pour le plus grand bonheur du cinéma.

En représentant au moindre détail La Restauration (époque post-Napoléonienne), Jacquou le Croquant souligne la fracture sociétale d’une époque instable.

Tandis que certains veulent retourner à l’Ancien Empire d’autres cherchent à se battre pour conserver des droits fraîchement gagnés.
 
C’est donc dans ce cadre que, la chasse à l’Homme se lancera, les danses chevaucheront le pouvoir et que nos protagonistes évolueront.
 
En liant de loin Giorgino et ce nouveau film, Laurent Boutonnat écarte les crocs du loup pour redonner à un enfant l’innocence qu’il mérite.
 
Ainsi, le génie du son part à la quête du cri ultime, soit la voix du peuple !
Révolution 1848

Une ode à la révolution ? 1/2

Alors que le fer des sabots résonne comme les trompettes de la Mort, les enfants souffrent du froid politique d’un temps.
 
Et bien que, l’époque le demande, réclame un changement agressif pour restituer la justice, les motivations de ce ne donnent en rien envie de se soulever.
 
En imposant la révolte aux prolétaires du 19e, l’histoire de Jacquou nous rappelle que le dernier pain ne sera mangé ni par celui qui l’a pris ni par celui qui viendra le chercher, car durant son trajet, beaucoup de miettes risquent de tomber.
Jacquou le Croquant scène

Une ode à la révolution ? 2/2

Et ce risque, aussi sincère soit-il, ne peut que marquer la fin d’un temps. Il y a un après et un avant, mais il n’y aura plus jamais de pendant.
 
Pour destituer, il faut détruire ou tuer, ce qui est contreproductif dans une époque aussi évoluée que la nôtre.
 
La vérité se pose : pourquoi ne pas utiliser notre liberté pour continuer à dépasser les limites du possibles avec logique ? Pour créer et développer au-delà ? Pour contourner les codes de la société moderne ?
 
Ainsi, loin de la revendication de nouvelles lois vides, que l’Homme moderne trouvera la voie de sa prospérité via une transmission de l’éducation.
Jacquou le Croquant Fin

Un partage est égal à une accolade 👍

Laisser un commentaire

Es-tu un passionné ? Alors, résous :Captcha