Un remake de l'ombre
Bring Her Back marché sur un concept : celui de la substitution du corps.
Remplacer, car il est trop dur de ne plus aimer. Cela ne vous rappelle rien ? La substitution du corps.
L’histoire d’un parent détruit, perdu, suite à la mort de son enfant qui, par des moyens occultes, tentera de le réssuciter.
Monsieur King vous attend sur le pallier de votre porte.
Ce n'est que de l'eau
Ainsi, la scène introduisant « Oliver » se déroule dans la piscine. Vidée de toute son eau, le personnage perdu marche un substitut.
Dans d’anciennes croyances (côté Moyen-Orient ou chez les Olmèques), les anciens présentaient l’eau comme une entité.
Qu’elle soit pensée comme divine ou comme un transmetteur, l’eau est passée de la vie à la fascination puis, à l’adoration.
À l’image du film, elle peut s’écouler avec douceur, mais aussi écraser le spectateur. Son principe est une fusion (mélange des genres / amas d’atomes), perdue dans les besoins abstraits et inépuisables de l’Homme.
La naissance des croyances primaires
Notre corps, fait de matière, est voué, par les lois biochimiques, à dépérir jusqu’à disparaître, ne laissant derrière lui que des os parmi tant d’autres. Mais dans ce corps fini se trouve un infini magnifique, mais aussi tragique.
La capacité de mémorer le temps, venant du fait qu’on puisse se projeter en tant que corps fictif par la pensée, nous ramène à remettre tout au présent.
Les erreurs, les douleurs, les traumatismes vivent à nos côtés, quand c’est tout ce que l’on a.
Une faculté unique, maîtresse, mais si entourée de ténèbre, nous noie dans un monde d’ombre, du nom de « folie ».
