conjuring 1 lorraine et ed warren

Pourquoi Conjuring 1 est un film médiocre ?

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Le phénomène Conjuring

Ed & Lorraine Warren réalité
Une licence cinématographique adaptant librement les affaires paranormales d’Ed et Lorraine Warren.
 
Bien que la licence mette en avant le panneau « tiré de faits réels », le film ne se base que sur les paroles des Warren et du microcosme entourant l’affaire.
À note qu’aux USA, la mention « faits réels » est une argument marketing sur lequel on peut jouer.
 
Afin de répondre aux sceptiques :
– Aucun document n’a été apporté de la part des Warren, refusant jusqu’à leurs morts, la publication de ceux-ci.
 
En revanche, il est bon de noter que, les familles dans lesquelles sont intervenus les Warren indiquent avoir trouvé du réconfort dans leurs actions. 

Une affaire déjà explorée

Réalisé par James Wan (Dead Silence, Saw 1, Malignant…) le film se montrera comme un succès avec un box-office monde à $321,293,998.
 
Cependant, en plus de donner vie à des archives controversées, ce Conjuring premier du nom reprend une histoire déjà emportée sur grand écran :
 
En 2009, Peter Cornwell ramène l’histoire de la famille Snedeker sur le grand écran, soit 4 ans avant James Wan.
 
Le résultat est intimiste, donc peu spectaculaire, mais l’affaire balance parfaitement entre fond humain et l’apport du cinéma.

Régression pour le genre 1/2

L’horreur est humaine, alors que Conjuring emploie des termes fantasques pour exprimer une réalité que le cinéma de genre français avait su difficilement dévoiler !
 
Des monstres informels, aux créatures bipèdes, en passant par les fantômes (soit une image floue de Nous-mêmes) jusqu’aux sous-genres modernes où la menace est humaine.
 
L’horreur s’est travaillée, afin de préciser son sujet et de nous rappeler la raison du septième art, soit : un miroir de nos consciences exprimé sur grand écran.
calvaire film
morse affiche
trouble every day affiche

Régression pour le genre 2/2

Il faut se souvenir que Conjuring 1 arrive en 2013 avec une approche floue, soit une horreur primaire qui omet les causes et transforme les raisons en des monstres.

En outre,  ce n’est pas l’exploitation des fantômes, le souci, mais plutôt sa manière de l’aborder.

Le fantôme est avant tout un souvenir, une résurgence physique du passé qui ressurgit lorsque le présent ne nous accueille pas !

En conclusion, la peur est un ensemble de sensations (stress, surprise, effroi, dégoût; traumatisme) exprimée physiquement et psychologiquement par l’Homme face à une situation sensible ou concrète de danger.

conjuring 1 scène

Quelles propositions, ici ?

James Wan arrive avec un grand savoir-faire technique, assez imposant pour le grand public.
 
Plan-séquence et travail sonore se mêlent dans un gros budget, mais l’esthétique n’a jamais été un avantage profond.
 
C’est sans même encore abordé le problème : Conjuring et les « Happy Ends »
L’horreur est un travail et comme toute production, on parle de processus. Beaucoup parlent de tension, lors de retours cinématographiques, mais comment voulez-vous que cette pratique fonctionne si, on sait que fil est au bout déjà détendu ?
 
À l’image des faits d’enquêtes partagés par M. & Mme Warren, ce projet englobe le domaine du paranormal. Les sous-genres engagés s’accordent dans un sens, poussant le spectateur dans un train divertissant.
 
Cependant, l’horreur n’a rien de plaisant, car elle est vraie, elle met en avant des faiblesses viscérales.
james wan conjuring

Une évolution de Paranormal Activity ?

Au-delà du fait que, les deux licences partagent des techniques similaires, des thématiques horrifiques pareilles et une immersion du genre pluriculturelle, les deux n’offrent pas la même expérience.
 
L’un offre une expérience grand public innovante, mais aussi horrifiquement précise marquant son époque avec sa gestion de la peur, tout en retravaillant les réactions et les raisons de ce qu’il exploite.
 
Alors que l’autre reprend un engouement pour le sous-genre, marchant plus comme une œuvre de commande plutôt que pour une proposition ambitieuse et passionnée.
paranormal activity scène

Mais bon...

Malgré le fait que Conjuring 1 étoffe le stéréotype de l’horreur, trois points restent honorables :
 
– Conjuring reste une œuvre de bonne qualité qui a permis au cinéma d’horreur moderne un financement.
 
– Une proposition cinématographique industrielle (ou blockbuster) permettant à notre genre préféré d’avoir eu une sortie régulière, bruyante et attirante.
 
– Et le fait que la licence rende hommage à deux piliers dans le domaine de la démonologie, de ressortir des histoires fédérant les communautés.
conjuring 1 ending

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