S'enfoncer dans l'âme du film de super-héros
L’art est une porte tout juste compressible sur l’esprit d’un autre
C’est l’ouverture la plus proche de la vérité sur un monde que, même les mots ne peuvent retranscrire.
C’est que, lorsque la réalité nous fait face et que l’Homme tourne la tête, nos traumatismes nous enferment.
Inconscients de cette chance, de cette notion qu’est le pardon nous redevenons des êtres primaires ternis par nos sentiments et notre ignorance nous faisant nous sentir comme des animaux en cage bloqués.
Emilia Bryan
Elle, c’est la représentation parfaite de l’Homme. Elle est ce que le Monde a fait d’elle.
Emilia ne parle que par la souffrance, car l’éducation ne lui a rien donné. De sa mère préférant les diners mondains à elle jusqu’à son père incestueux et absent, elle a perdu ce qu’elle pensait être sa vie.
Pourtant l’existence n’est pas parfaite, entre les mains des uns, mais elle est bien faite.
Elle cherche dans les visages, dans les regards et dans l’attention, ce qu’on lui a volé. Jusqu’à ce moment où, elle sort ce qu’elle a au fond d’elle et que la peine du mal éphémère d’un autre devient son combat pour elle-même.
Sa douleur a été convertie en Art.
Elle projette sur des vidéos, sa quête intérieure.
David Esser
La guerre n’a jamais été une chance, elle a toujours été une épreuve.
Pourtant, David s’est sorti de ce Goliath moderne, il est rentré d’Irak à la maison, mais le syndrome post-traumatique du soldat a eu raison de sa raison.
Pourtant, il était encore lui-même, jusqu’à ce moment-là.
Ce moment où, ses notions profondes se sont bousculées. Ce moment où, la guerre avait hanté ses idées.
Jusqu’à ce moment où, sa petite sœur a été emportée.
Il ne croyait plus, car il a vu les Hommes avoir le pouvoir sur la vie.
Perdu, il a cru, comme lui sur le champ de bataille , que c’était sa propre chair qui avait pris la vie de cette fille.
Finalement, il y a dans cette histoire une protection de l’innocence. Il voulait protéger ce qu’il a donné et jamais récupéré.
(Juste) Milo
Troublé par la vie, le père parti, il n’a pas su gérer son présent, bien trop bloqué dans son passé.
Personne ne lui a appris à vaincre (sans figure paternelle), on ne lui a que appris à accepter (le personnage de sa mère).
C’est alors qu’il s’inventera une image : plus proche de ce qu’il est, de ce qu’il croit, il verra le bout du chemin qu’à partir du moment où, il se comprendra (la fameuse énigme).
C’est alors que, lorsqu’il acceptera de surmonter son passé, il verra le visage qu’il a toujours intérieurement chéri.
Chacun son exutoire.
